Savez-vous que chacun d’entre nous possède un chef d’orchestre ? Une petite glande au niveau du cou qui régule tout notre organisme ? On l’appelle la thyroïde. Parfois, elle se dérègle et ne fabrique plus assez d’hormone, on est alors atteint d’hypothyroïdie. Heureusement il est possible d’améliorer les choses grâce à quelques principes d’hygiène de vie et à un suivi médical adapté. Je vous explique comment.

Comment marche la thyroïde ?

La thyroïde est un organe en forme de papillon placé au niveau du cou. Elle fabrique les hormones du même nom (les plus connues étant les T3 et les T4) qui ont un rôle dans presque toutes les fonctions de notre corps comme par exemple la régulation de la température corporelle ou la digestion. Les hormones thyroïdiennes agissent également sur la bonne santé du cerveau, la dépense d’énergie, la croissance et la régulati􏰀on des autres hormones de notre corps.

L’état de notre thyroïde et son bon fonctionnement dépend en grande partie de notre alimentation et de notre mode de vie.

Mais elle fonctionne parfois difficilement. C’est grâce à la mesure du taux de TSH (Thyroide stimulating Hormone), qu’on effectue lors d’une simple prise de sang que le médecin peut confirmer une maladie de la thyroïde. En effet, c’est la TSH qui stimule la sécrétion d’hormones thyroïdiennes quand elle manque dans l’organisme. Un taux anormal de TSH est un indice d’un dysfonctionnement de la thyroïde, comme l’hypothyroïdie.

Qu’est-ce que l’hypothyroïdie ?

Selon le site ameli.fr :

« L’hypothyroïdie est l’incapacité de la glande thyroïde à produire suffisamment d’hormones thyroïdiennes. Son dysfonctionnement retentit sur les grandes fonctions de l’organisme ».

 

Elle se manifeste par de multiples symptômes variés qui diffèrent selon chaque individu. Le métabolisme de base ralentit, on constate une prise de poids, une frilosité qui s’installe, des troubles gastro-intestinaux, des problèmes de peau ( sèche, eczémateuse, avec des tuméfactions …), un changement dans la voix qui devient plus rauque. Il existe également des manifestations au niveau du système nerveux avec un ralentissement intellectuel et une fatigue accrue. La perte de libido et une impuissance peuvent être également observées.

C’est la carence en iode qui est la cause principale d’hypothyroïdie dans le monde. Une alimentation pauvre en vitamines et minéraux peut aussi être responsable d’une maladie de la thyroïde. Cependant, dans les pays industrialisés, ce type de carence est rarement observé. Les hypothyroïdies dans ces régions sont le plus souvent d’origine auto-immune et iatrogène (médicaments et actes médicaux). La grossesse est également un facteur de risque, les changements immunologiques pendant la grossesse peuvent provoquer une hypothyroïdie auto-immune chez 7 à 8 % des femmes. D’ailleurs, cette maladie touche plus volontiers les femmes (1 homme pour 1000 femmes !) Des formes génétiques sont également observées.


 Focus sur la thyroïde auto-immune d’Hashimoto

C’est la plus courante des hypothyroïdies d’origine auto-immune. Elle se caractérise par un dosage en TSH élevé, des taux d’anticorps TPO très élevés et un goître de taille modéré. D’autres pathologies sont souvent associées comme le vitiligo, le diabète, la polyarthrite rhumatoïde … On retrouve en plus les symptômes de l’hypothyroïdie simple.

La prise en charge complète par un médecin endocrinologue et/ou fonctionnelle est souvent nécessaire afin de faire le bilan global de la pathologie et d’adapter au mieux un traitement pertinent.

 

Le diagnostic d’hypothyroïdie se fait en médecine générale le plus souvent grâce (ou à cause) des symptômes qui l’accompagnent. Une prise de sang vient dissiper les doutes avec parfois des examens complémentaires comme une échographie. Un traitement adapté peut alors être mis en place.


Comment la naturopathie peut-elle aider à soulager l’hypothyroïdie ?

La naturopathie vient compléter à merveille les traitements mis en place par le corps médical. Son rôle sera de rétablir l’équilibre entre mode de vie moderne et bonne santé pour soulager la thyroïde.

Un bilan complet d’hygiène vitale en cabinet permet de mettre en évidence les difficultés rencontrées : le niveau de stress, les symptômes, les antécédents médicaux, les traitements en cours et l’alimentation. En fonction des données recueillies, la prise en charge sera alors totalement personnalisée afin d’établir une ligne de conduite pour la future prise en charge.

Toutefois, il est également possible d’acquérir certains réflexes pour commencer à chouchouter sa thyroïde. On évite ainsi de l’endommager prématurément mais on soulage aussi une hypothyroïdie débutante.


Je chouchoute ma thyroïde !

1. J’opte pour une alimentation saine et riche en vitamines, minéraux et oligo-éléments : 

C’est le B.A-BA de toute prise en charge naturopathique. Pour fonctionner normalement, la thyroïde a besoin d’iode, de sélénium, de zinc, de magnésium, de fer et de plein d’autres éléments présents dans les fruits et légumes ; Santé Publique France préconise 5 portions de fruits et légumes par jour. On n’oublie cependant pas les protéines qui apportent elles aussi leur lot de nutriment essentiels.

L’alimentation doit être biologique le plus possible et de saison pour garantir des produits mûrs à points et riches en vitamines, l’idéal étant d’avoir une alimentation la plus saine possible. Préférez un (ou deux) carré(s) de chocolat noir à la cuillère de célèbre pâte à tartiner !

2. Je prends soin de mon microbiote : 

Le microbiote c’est notre flore intestinale : les bactéries de notre système digestif. Vous avez sûrement entendu parler du 2e cerveau : eh bien, c’est là qu’il se trouve !

C’est notre microbiote qui gère à 80 % notre immunité et en grande partie les manifestations inflammatoires de notre corps, responsables de nombreuses maladies (tendinites chroniques, bronchite, arthrite ou arthrose, infections ORL …).

Pour chouchouter notre microbiote, il faut limiter l’apport de tout ce qui l’agresse. Notre alimentation moderne ne manque pas de coupables : le gluten, le lait de vache, les plats industriels, les colorants et les adjuvants…

3. Je gère le stress :

Rester zen ! C’est le maître mot… Car le stress est un véritable poison pour l’organisme ; il agit sur notre microbiote, notre humeur et peut provoquer à lui seul une cascade de symptômes. Mais c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Pour commencer, pourquoi ne pas tester des méthodes de respiration apaisantes, la méditation ou encore des sports doux comme le Yoga ou le Taï-Chi ? Ces techniques limitent le stress et donc l’agression que nous infligeons à notre corps quand nous sommes sous pression.

Si la méditation vous paraît inaccessible, pourquoi ne pas commencer par prendre l’air et marcher un peu en pleine nature et en plein jour pour favoriser, en même temps, la synthèse de la vitamine D ?

4. Je veille aux carences : 

En France, les carences en magnésium, en zinc, en vitamine D ou en sélénium sont courantes et parfois l’alimentation ne suffit pas pour combler le déficit. Il est nécessaire de connaître son statut vitaminique pour supplémenter si besoin et permettre à la thyroïde de fonctionner correctement. Un conseiller en naturopathie saura vous informer sur les compléments alimentaires et comment les consommer en toute sécurité.

5. Attention aux polluants et aux produits toxiques :

Tabac, alcool, produits d’entretiens et polluants environnementaux en tout genre ne font pas bon ménage avec notre statut hormonal. Dans la mesure du possible il est préférable de les éviter le plus possible. Le DIY pour faire sa propre lessive ou ses produits ménagers écologiques (tout aussi efficace que les détergents du commerce) est une excellente entrée en matière.

Pour arrêter de fumer, on peut consommer des patchs ou d’autres substituts niconiques. Cependant, pour une transition moins agressive, on peut faire appel à des méthodes douces comme l’auriculothérapie (réflexologie de l’oreille). Qui plus est, cette technique marche aussi très bien pour l’alcool, et d’autres addictions.


Et les plantes dans tout ça …

Phytothérapie et aromathérapie sont d’une grande aide pour soulager les symptômes de l’hypothyroïdie.

L’aschwagandha est une plante souveraine pour soulager l’hypothyroïdie. C’est une plante adaptogène, c’est à dire qu’elle va stimuler ou apaiser l’organisme en fonction des besoins de ce dernier. Autre bienfait, elle aide à réguler le stress. Mais d’autres plantes, plus spécifiques, pourront êtres proposées.

En fonction des besoins de chacun, c’est au praticien de proposer les huiles essentielles adaptées à la situation : dysfonctionnement du système hormonal, stress, oedème …

 

Vous l’aurez compris, une hygiène de vie stable et respectueuse de notre corps est nécessaire pour le confort de notre thyroïde. Certains conseils sont faciles à mettre en place, mais d’autres nécessitent de l’aide. Il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès de votre médecin et de votre conseiller en naturopathie préféré pour vous aider.

Pour aller plus loin : 

Prendre rendez-vous : 

Lauriane Campoy – Réflexologue, auriculothérapeute et conseillère en Naturopathe – 07 83 84 94 52 ou via Doctolib (visio possible sur demande auprès du secrétariat)

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