Aujourd’hui, on connaît tous l’importance de protéger son microbiote (anciennement appelé flore intestinale car les chercheurs pensaient que les bactéries ressemblaient à des végétaux), et d’intégrer au maximum des probiotiques, des prébiotiques, et des aliments lactofermentés. On sait également que l’intestin est plus important qu’on ne le pensait et qu’il communique en permanence avec notre cerveau ( 9 messages sur 10 seraient envoyés par notre intestin ! Hé ouais!). Mais de quoi parle t-on concrètement ? Zoom sur cet organe et sa population.


L’intestin, ami ou ennemi ?

L’intestin est un organe qui permet la transformation des aliments, l’assimilation des nutriments et la neutralisation des agents dits pathogènes grâce à son rôle de barrière. Il apparaît depuis quelques années que l’intestin pourrait jouer un rôle dans certaines maladies dégénératives, chroniques ou dans certains troubles ponctuels…Pour en citer quelques-uns : Parkinson, Alzheimer, obésité, candidose… et même la dépression ( à cause d’un mauvais microbiote que l’on nomme dysbiose).

Bien sûr que c’est un ami et comme pour toutes les amitiés, il faut en prendre soin, le chouchouter, lui montrer qu’on tient à lui…pour notre propre bien-être.


Qu’est-ce que le microbiote ?

Le microbiote est une population de plusieurs souches différentes de bactéries. Il y a deux sortes de flores : la flore résidente et la flore transitoire. La première, nous l’acquérons à notre naissance lors du passage par voie basse. En fait, nous prenons le microbiote de notre maman. Autant dire, qu’il est important de bien s’alimenter durant la grossesse. Pas de panique pour autant, rassurez-vous, nous pouvons toujours l’améliorer par la flore transitoire ( flore exogène) apportée par l’alimentation ou supplémentation. Le microbiote peut se modifier en fonction de notre environnement et de notre hygiène de vie. 

Le rôle principal du microbiote est de protéger l’organisme d’agents pathogènes et/ou toxiques, il transforme également les aliments non digérés ( souvent les fibres insolubles) dans l’intestin grêle. Il envoie des signaux lorsqu’il repère des agents pathogènes et communique avec le système immunitaire. Un microbiote déséquilibré ( ce que l’on nomme dysbiose) va forcément entraîner des conséquences à moyen, long terme ( du léger trouble à une vraie problématique comme un SIBO ou une candidose). D’où l’importance de bien manger pour ne pas intenter aux bonnes bactéries.


Quelles sont les causes d’un déséquilibre ?

Il est important de soutenir son microbiote pour que les bonnes bactéries restent en supériorité numérique. Si les mauvaises bactéries deviennent plus importantes, l’intestin risque de laisser passer des agents toxiques et ces derniers retourneront dans le sang au grand regret du foie qui devra de nouveau détoxifier et détoxiner l’organisme. A terme, cela va encrasser les émonctoires ( parce que la machine est bien faite, elle a des filtres naturels : billet rédigé sur le blog) et l’organisme. C’est ce que l’on appelle l’hyperméabilité intestinale ( l’intestin devient une passoire parce que les vigiles regardent ailleurs).

Tout d’abord, si l’on mange mal, la palette du microbiote s’appauvrit et nous sommes moins enclins à soutenir le système immunitaire en cas d’attaque. Les prises d’antibiotiques répétés ravagent et déséquilibrent considérablement le microbiote ( les antibiotiques à large spectre ne différencient pas les bonnes des mauvaises bactéries). Mais pas que, Le stress, le tabac, l’alcool, le surmenage, le manque de fibres, de végétaux, le vieillissement peuvent affaiblir également le microbiote.


Les symptômes visibles d’un déséquilibre :

  • Diarrhée, constipation ou alternance des deux.
  • Problème cutané : acné, eczéma, psoriasis, dermatite atopique…
  • Maux de ventre, ballonnements, flatulences, nausées…
  • Dysbiose: de fermentation ou de lenteur digestive à cause d’un excès de glucides ou bien au contraire de putréfaction à cause d’un excès de protides).
  • Trouble de l’humeur, anxiété, déprime, voire dépression, etc…
  • Intolérance ou allergie à certains aliments ( gluten, blé, produit laitier, etc.)
  • Asthme, rhinite, otite à répétitions, etc…

La liste continue…


Les alliés du microbiote

Les probiotiques

Ce sont des bactéries partenaires qui arrivent par notre alimentation et qui colonisent notre intestin pour soutenir nos gentilles bactéries déjà en place. Elles nous aident à lutter contre les chafouins qui viennent titiller notre microbiote Elles nous aident également à prévenir et à traiter certains troubles. Vous l’aurez compris, plus l’alimentation est variée, plus la diversité aura lieu et mieux ce sera pour notre bonne santé.

Quelques aliments probiotiques :

La liste est longue et je vous invite vraiment à aller voir dans les ouvrages ou sur des blogs, vous aurez une large gamme de diversité dans votre assiette.

  • Les produits lactofermentés ( choucroute, les yaourts…), savez-vous qu’on peut fermenter soi-même tout un tas d’aliments ( carottes, choux, betteraves, etc.). Je vous rédigerai un article complet sur ce point.
  • Pour les yaourts, mieux vaut des yaourts natures, simples, le moins « travaillés » possible pour avoir plus de bactéries.
  • Les kéfirs, de lait ou de fruits.
  • Le kombucha : boisson fermentée sucrée

Mais vous pouvez également faire des cures de probiotiques de 3 mois pour plus d’efficacité avec un arrêt de trois mois entre deux cures. 

Je vous invite à être vigilant sur deux points :

  • Il faut qu’il y ait plusieurs souches avec au moins ces deux souches ( c’est très souvent le cas) : les lactobacillus et les bifidobactéries.
  • Il faut également des gélules bien protégées pour que les bactéries résistent au PH acide de l’estomac et arrivent vivantes à l’intestin.

Attention, commencez doucement surtout si vous êtes sujet aux diarrhées ou que vous avez un trouble connu de l’intestin ( maladie de Crohn, syndrome de l’intestin irritable, recto colique hémorragique ou bien maladie cœliaque). Commencez par 1 gélule/ jour si le dosage est de 2 par jour, par ex.

Les améliorations du microbiote grâce aux probiotiques :

  • Une amélioration de la digestion du lactose et du gluten.
  • Une diminution des diarrhées
  • Une stimulation du système immunitaire
  • Un effet protecteur, « barrière » avec les agents pathogènes.
  • Une meilleure absorption des nutriments.

Une amélioration de symptômes ( qui devra sans doute être en synergie avec d’autres conseils à appliquer).

Les prébiotiques

Les prébiotiques sont aussi importants que les probiotiques. Ce sont des « aliments », de l’engrais pour les probiotiques. Ils ne sont pas indispensables à leurs survies mais grâce à ces super-aliments, les bactéries se multiplient bien plus vite. Grâce aux prébiotiques, la perméabilité intestinale diminue, responsable des intolérances et allergies. Mais pas que, l’immunité fonctionne mieux, le risque d’inflammation diminue.

Quels aliments manger ?

Artichaut, banane , ail ( antibiotique naturel), poireau, oignon, salsifis, asperge, chicorée, endive, algues, pissenlit…

Le conseil + pour finir de prendre soin de votre intestin :

  • N’hésitez pas à vous auto-masser les intestins en suivant la courbe du côlon ( ascendant, transverse et descendant), dans le sens des aiguilles d’une montre. Il y a pas mal de vidéos sur youtube qui vous montrent les bons gestes.
  • N’hésitez pas à aller consulter soit un professionnel de santé (diététicien, nutritionniste) soit un professionnel en naturopathie ( conseiller ou praticien) pour qu’ils vous guident au mieux.

Sources :

* Ma bible des microbiotes ( Danièle Festy et Anne Dufour)

* L’intestin notre deuxième cerveau ( Pr Francisca JOLY GOMEZ)


© Dany Boutignypage4image14027824

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