Comment choisir son école de naturopathie : une décision qui engage toute votre carrière
Choisir une école de naturopathie n’est pas un simple choix de formation.
C’est un choix de posture professionnelle, de crédibilité, et de responsabilité vis-à-vis des personnes que vous accompagnerez demain.
Après plus de 16 ans à former des praticiens et 26 ans d’enseignement des techniques manuelles, je constate encore aujourd’hui des erreurs majeures dans ce choix.
Des erreurs qui peuvent coûter cher : perte de crédibilité, difficulté à s’installer, voire impossibilité d’exercer demain dans un cadre réglementaire en évolution.
Cet article n’a pas pour objectif de vous rassurer.
Il a pour objectif de vous faire réfléchir.
1. Et si vous vous projetiez… comme client ?
Avant même de parler d’école, commençons par une question simple.
Vous cherchez un naturopathe.
Vous arrivez sur son site internet ou sa page Google.
- Aucune mention de son école
- Aucun détail sur sa formation
- Aucun élément sur son parcours réel
Est-ce que vous prenez rendez-vous ?
Soyons honnêtes : dans la majorité des cas, non.
Alors posez-vous une deuxième question :
Trouvez-vous normal qu’un praticien ne mette pas en avant son école ?
Après plusieurs années d’études, souvent plus de 2000 heures :
- cours théoriques
- stages en présentiel
- mises en situation de consultation
- rédaction d’un mémoire
Est-ce que vous cacheriez votre école ?
La réalité est souvent simple :
si elle n’est pas mentionnée, c’est rarement un hasard.
En tant que présidente de la branche des métiers du bien-être de la CNPL, je vois régulièrement des sites sans aucune école mentionnée.
Pourquoi ?
Parce que l’école n’est pas toujours à la hauteur.
À l’inverse, lorsque la formation est solide, les praticiens en sont fiers.
Ils l’affichent. Ils l’assument. Ils la valorisent.
2. Le choix de l’école : bien plus qu’un programme
Beaucoup d’élèves choisissent leur école sur :
- le prix
- la durée
- la facilité d’accès
C’est une erreur.
Une école ne transmet pas uniquement des connaissances.
Elle transmet :
- un niveau d’exigence
- une posture professionnelle
- une légitimité
Et surtout : une capacité à exercer réellement.
3. Ce que dit aujourd’hui la norme métier en naturopathie
Le secteur évolue rapidement.
Une norme métier en naturopathie est actuellement en cours de structuration et a déjà été publiée en enquête publique.
Elle clarifie les compétences attendues d’un naturopathe.
Un naturopathe doit aujourd’hui maîtriser :
- l’hygiène de vie
- le rééquilibrage alimentaire
- l’accompagnement psycho-émotionnel
- la remise en mouvement
- le respect du cadre éthique
- l’anatomie et la physiologie
- la bromatologie
- les conseils en compléments : micronutrition, phytothérapie, aromathérapie
Mais ce n’est pas tout.
Il est également attendu :
- des techniques réflexes
- des techniques de massage
- des techniques de respiration
4. Peut-on apprendre ces compétences uniquement à distance ?
Posons une question simple.
Pensez-vous qu’il soit possible de pratiquer la réflexologie sans présentiel ?
Sans avoir touché ?
Sans avoir été corrigé ?
Sans retour direct d’un formateur expérimenté ?
Honnêtement : non.
J’enseigne les techniques manuelles depuis 26 ans.
Et je m’interroge encore aujourd’hui sur certaines promesses faites aux futurs professionnels.
Les techniques manuelles ne s’apprennent pas uniquement en ligne.
C’est une réalité terrain.
5. Distanciel oui… mais pas sans exigence
En tant qu’ingénieure pédagogique, je suis favorable à l’enseignement en ligne.
Mais à une condition :
Il doit y avoir de vrais formateurs experts.
Un contenu digital seul ne suffit pas.
Il faut :
- des échanges
- des corrections
- des retours personnalisés
Sinon, on forme des personnes qui “savent”, mais qui ne savent pas faire.
6. Tous les métiers ne sont pas identiques
La norme précise également une chose importante :
Il existe plusieurs niveaux de métiers :
- naturopathe
- conseiller en naturopathie
- conseiller en hygiène de vie
- conseiller en produits naturels
Ces métiers n’ont pas les mêmes exigences.
Certains peuvent être accessibles en distanciel.
Mais ils ne correspondent pas au métier complet de naturopathe.
7. Attention aux conséquences à moyen terme
Le cadre évolue.
- Création de fiches métiers depuis 2018
- Contrôles possibles (notamment DGCCRF)
- Prises en charge mutuelles encadrées
- Développement du droit souple (normes, labels qualité)
Une question essentielle :
Votre formation vous permettra-t-elle de répondre aux exigences de demain ?
Sinon, vous prenez un risque réel :
- devoir changer d’intitulé
- ne plus pouvoir vous présenter comme naturopathe
- devoir vous repositionner comme “conseiller en hygiène de vie”
- voire devoir préciser “autodidacte”
Avec toutes les évolutions en cours, pensez-vous réellement que l’exercice en autodidacte sera encore viable longtemps ?
La réponse est non.
Et surtout : cela devient dangereux pour les usagers.
C’est pour cela que le secteur s’organise rapidement.
8. L’installation professionnelle : le grand angle mort
Peu d’écoles assument réellement l’après-formation.
C’est pourtant là que tout se joue.
Chez certains anciens élèves, on observe :
- changement de projet
- pause (maternité, vie personnelle…)
- difficulté à se lancer
C’est une réalité.
Mais cela doit être accompagné.
Un bon critère de choix :
Que devient l’élève après la formation ?
- Y a-t-il un suivi ?
- Y a-t-il un accompagnement réel ?
- Y a-t-il une vision long terme ?
9. L’accompagnement après la formation : le vrai marqueur de qualité
Un point est encore trop souvent négligé : l’après-formation.
Beaucoup d’écoles forment… puis laissent leurs élèves seuls face à la réalité du terrain :
- lancement d’activité
- cadre juridique
- positionnement
- développement de clientèle
Pourtant, c’est précisément à ce moment que les besoins sont les plus importants.
Un élément différenciant à analyser :
L’école met-elle en place un véritable suivi post-certification ?
Dans les faits, peu d’acteurs vont aussi loin qu’ils le prétendent.
Une logique encore rare dans le secteur
Certaines structures ont fait le choix d’intégrer une logique qualité inspirée des référentiels existants, notamment ceux liés au RNCP, sans même encore bénéficier officiellement de ce titre.
C’est un indicateur fort.
Par exemple ADNR, a mis en place depuis plus de 10 ans un processus structuré de suivi post-certification, équivalent à ce que l’on peut retrouver dans des dispositifs certifiants reconnus :
- suivi régulier des anciens (tous les 6 mois)
- analyse de leur évolution professionnelle
- suivi du chiffre d’affaires
- accompagnement dans la montée en compétences
- prise en compte des réalités de vie (réorientation, parentalité, projets différés)
Cette démarche permet une lecture réelle du devenir des apprenants, et non une simple promesse marketing.
Un accompagnement concret, pas théorique
Au-delà du suivi, l’accompagnement doit être opérationnel :
- accompagnement pendant au moins un an après la formation
- accès à des experts (juridique, entrepreneurial…)
- webinaires réguliers pour soutenir le développement d’activité
- conseils issus du terrain, et non uniquement académiques
Ce type de dispositif permet de sécuriser l’entrée dans le métier et de limiter les abandons.
Pourquoi c’est essentiel aujourd’hui
Dans un contexte où :
- le métier se structure
- les exigences augmentent
- les contrôles se renforcent
Un praticien isolé, sans accompagnement, est plus vulnérable.
À l’inverse, un professionnel formé et suivi dans la durée développe :
- une posture plus solide
- une activité plus pérenne
- une meilleure capacité d’adaptation
La bonne question à vous poser
Avant de choisir votre école :
Que se passe-t-il après votre certification ?
Si la réponse est floue, ou inexistante, vous avez déjà un indicateur.
10. Les bonnes questions à poser avant de choisir votre école
Avant de vous inscrire, posez-vous les bonnes questions :
- Les formateurs ont-ils une réelle expérience terrain ?
- Vais-je pratiquer concrètement ?
- Y a-t-il des consultations supervisées ?
- Quel est le niveau réel en anatomie et physiologie ?
- Quelle est la place du présentiel ?
- Y a-t-il un accompagnement à l’installation ?
- L’école est-elle engagée dans l’évolution du métier (normes, qualité, reconnaissance) ?
11. Un secteur en mutation : ne vous faites pas piéger
Les formations sont longues.
Les investissements sont importants.
Pendant ce temps, le métier évolue rapidement.
Ne choisissez pas une école pour aujourd’hui.
Choisissez une école pour demain.
Sinon, vous risquez de vous retrouver en décalage complet avec les exigences du métier.
12. Conclusion : choisir une école, c’est choisir sa crédibilité
Ce choix engage :
- votre légitimité
- votre posture
- votre avenir professionnel
Et surtout : la sécurité des personnes que vous accompagnerez.
Le marché est en train de se structurer.
Les exigences augmentent.
Les professionnels devront être à la hauteur.
Vous envisagez de devenir naturopathe et vous voulez faire les bons choix dès le départ ?
Découvrez ici les étapes essentielles et les critères pour vous former sérieusement :
13. Et maintenant comment choisir son école de naturopathie ?
Si vous êtes en réflexion, ne restez pas seul face à ce choix.
Clarifiez votre projet.
Posez les bonnes questions.
Comparez réellement les écoles.
Je reste à votre disposition pour échanger sur votre projet et vous guider vers un choix cohérent, exigeant et aligné avec les évolutions du métier.
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ALEXANDRA ATTALAUZITI
Naturopathe et réflexologue depuis plus de 25 ans, spécialisée dans l’accompagnement des pathologies neurologiques et le suivi des sportifs.
Formatrice professionnelle, accompagnante à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) et ingénieure pédagogique.
Directrice d’ADNR Formations et d’ADNR Santé.
Experte en santé naturelle et intégrative depuis plus de 25 ans.
Fondatrice et présidente du SPBE, Syndicat Professionnel de la Bénéflexologie.
Vice-présidente de la CNPL, en charge du secteur bien-être.
