Ce que ma famille m’a appris sur la santé… et pourquoi cela change ma façon de former aujourd’hui.

 

Ce que ma famille m’a appris sur la santé…  Les racines d’une vision intégrative de la santé et pourquoi elles nourrissent encore ma façon d’enseigner aujourd’hui

On ne choisit pas sa famille. Mais parfois, on réalise, des années plus tard, que cette famille vous a tout appris sans que vous vous en rendiez compte.

Pour moi, la santé intégrative n’est pas une découverte tardive ni une reconversion. C’est une culture transmise dès l’enfance dans les gestes, les mots, les valeurs d’une famille de soignants ouverts sur le monde, convaincus que soigner un être humain, c’est le regarder dans sa globalité.

Voici ce que ma famille m’a appris. Et pourquoi cela nourrit encore, chaque jour, la façon dont j’enseigne, j’accompagne et je transmets.

 

 

 

Le mercredi au cabinet de mon grand-père : ma première leçon de soin

 

Mon grand-père était chirurgien-dentiste. Mais pas un chirurgien-dentiste ordinaire. Il avait cette rare capacité à allier la précision technique du chirurgien et la douceur du soignant attentif ouvert aux nouvelles techniques, curieux des approches complémentaires, convaincu que la bouche n’était pas séparée du reste du corps.

Le mercredi, avant la danse ou le karaté, je passais au cabinet. Petite, je jouais avec l’alginate, je faisais des moulages, je préparais les sachets d’instruments avant la stérilisation à l’autoclave. Je regardais, j’absorbais, sans vraiment savoir que j’apprenais.

En grandissant, il m’a confié une mission : accueillir ses patients. Les recevoir, leur parler, les écouter avant qu’il n’arrive. Et il m’a dit quelque chose que je n’ai jamais oublié :

« Si tu les écoutes vraiment, le soin sera plus facile. »

 

Cette phrase, c’est le fondement de tout ce que je fais aujourd’hui. L’écoute active comme condition de l’observance. La relation comme premier acte thérapeutique. Ce n’est pas une théorie apprise dans un manuel — c’est une vérité que j’ai vue à l’œuvre, enfant, dans un cabinet dentaire corrézien.

 

 

 

Une famille de soignants à la vision ouverte

 

Mon grand-père n’était pas seul dans cette vision. Ma famille est une famille de soignants et de soignants qui n’ont jamais eu peur de sortir des sentiers battus.

Mon oncle, lui aussi dentiste, partageait cette même approche holistique convaincu que la santé bucco-dentaire était le reflet d’un équilibre global. Ma tante, médecin, pratiquait une médecine intégrative bien avant que ce terme ne soit popularisé attentive à l’être humain dans sa totalité, pas seulement à ses symptômes.

Ma maman, elle, m’a transmis autre chose : le rapport naturel à la santé au quotidien. Manger bio, cuisiner équilibré, utiliser les plantes pas comme une mode, mais comme une évidence héritée. C’est elle qui m’a appris que prendre soin de soi commence dans l’assiette, dans les gestes simples, dans la façon d’habiter son corps.

J’ai grandi dans la phytothérapie, dans l’alimentation consciente, dans le respect du corps non pas par militantisme, mais parce que c’était simplement la façon naturelle de vivre dans ma famille.

 

 

 

L’assistante en stomatologie : quand le monde médical m’a formée de l’intérieur

 

Après avoir dû interrompre mes études d’infirmière j’y reviendrai, je suis devenue assistante en stomatologie. J’ai travaillé aux côtés de stomatolologues et de chirurgiens à Paris. Des professionnels rigoureux, exigeants, dont j’ai absorbé la culture de la précision, du protocole, de la sécurité.

Cette immersion dans le monde médical conventionnel m’a donné quelque chose d’inestimable : la capacité à parler le langage des professionnels de santé. À comprendre leurs codes, leurs exigences, leurs références. C’est ce qui me permet aujourd’hui d’accompagner des médecins, des pharmaciens, des kinésithérapeutes qui souhaitent intégrer les approches naturelles à leur pratique sans les perdre, sans les brusquer, en leur parlant avec la rigueur qu’ils attendent.

 

 

 

Le Guillain-Barré : quand la maladie devient une école

 

À 19 ans, en deuxième année d’école d’infirmière, j’ai été atteinte d’un syndrome de Guillain-Barré sévère. Une maladie neurologique rare, avec des atteintes profondes, une paralysie, des séquelles durables douleurs neuropathiques chroniques, fatigue, surveillance cardiologique et neurologique au long cours, impossibilité de reprendre le sport à haut niveau comme je l’avais connu.

Ce qui m’a permis de traverser cette épreuve et de me reconstruire, c’est précisément cette culture intégrative héritée de ma famille. Une prise en charge qui ne s’est pas limitée au traitement médical indispensable et que j’ai pleinement suivi mais qui a intégré dès le début les approches naturelles dans ma rééducation, dans mon hygiène de vie, dans ma façon de réhabituer mon corps à fonctionner autrement.

Les professionnels de santé et du bien-être qui m’ont accompagnée à cette époque ont fait la différence. Pas à la place de la médecine conventionnelle à ses côtés. C’est cette complémentarité vécue dans ma chair qui fonde ma conviction la plus profonde : la santé intégrative n’est pas une alternative. C’est un enrichissement.

Cette expérience m’a également forgé un mental et une résilience que rien d’autre n’aurait pu construire. Quand on a appris à réhabituer son corps à marcher, à gérer des douleurs chroniques quotidiennes tout en continuant à avancer, à construire, à créer on regarde les obstacles professionnels avec un regard différent.

 

 

 

Ce que tout cela m’a appris et ce que je transmets

 

Mon grand-père me disait d’écouter les patients pour que le soin soit plus facile. Aujourd’hui, je dis à mes apprenants d’écouter leurs clients pour que l’accompagnement soit plus juste, plus efficace, plus humain.

Ma famille m’a appris que la santé se construit dans la globalité le corps, l’alimentation, les émotions, l’environnement. Aujourd’hui, c’est le socle de tous les programmes que je conçois chez ADNR Formations et ADNR Santé.

La maladie m’a appris que les approches naturelles ne remplacent pas la médecine elles la complètent, l’enrichissent, lui donnent une dimension humaine supplémentaire. Aujourd’hui, c’est le message que je porte auprès des institutions, des syndicats, des ministères.

Et le monde médical dans lequel j’ai baigné cabinets, blocs, protocoles, rigueur  m’a appris à parler aux professionnels de santé avec leurs codes. Aujourd’hui, c’est ce qui permet à ADNR Santé de former des médecins, des pharmaciens, des ostéopathes et des kinésithérapeutes qui souhaitent intégrer les soins naturels à leur pratique.

Ce que je transmets chez ADNR, ce n’est pas seulement un savoir. C’est une vision de la santé héritée, vécue, éprouvée dans un cabinet dentaire le mercredi après-midi, dans une chambre d’hôpital à 19 ans, dans des années de pratique auprès de centaines de patients, clients et d’apprenants. Une vision qui n’a qu’un seul objectif : que chaque praticien que j’accompagne puisse, à son tour, faire la différence dans la vie de ses clients.

 

Aujourd’hui, cette vision de la santé intégrative est au cœur de toutes nos formations chez ADNR.

Si vous souhaitez vous former sérieusement à la naturopathie ou aux approches naturelles, avec une méthode rigoureuse et humaine :

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