Introduction : Une pathologie complexe et en expansion
Le 30 mai marque la Journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP), une maladie neurologique chronique et auto-immune qui touche aujourd’hui près de 120 000 personnes en France, avec environ 4 000 nouveaux cas recensés chaque année. Elle survient le plus souvent chez les jeunes adultes, entre 25 et 35 ans, et concerne majoritairement les femmes. Cette pathologie du système nerveux central se manifeste par des symptômes très variables d’un patient à l’autre : troubles moteurs, visuels, sensoriels, cognitifs ou encore sphinctériens. Elle évolue généralement par poussées inflammatoires, suivies de périodes de rémission, bien que certaines formes soient progressivement invalidantes dès le début.
La SEP n’est à ce jour pas guérissable, mais divers traitements existent pour ralentir son évolution et atténuer les symptômes. Cependant, la complexité et l’imprévisibilité de la maladie imposent une prise en charge globale, personnalisée et pluridisciplinaire. C’est dans cette dynamique que les approches complémentaires, comme la naturopathie, trouvent toute leur place. Ces pratiques permettent de renforcer les ressources de l’organisme, d’améliorer la gestion de la douleur, de soutenir la vitalité et de favoriser un mieux-être global. Chez ADNR Formation, nous proposons à ce titre une spécialisation ‘Gestion de la douleur par les techniques naturopathiques’, conçue pour accompagner les patients chroniques de manière éthique, professionnelle et respectueuse de leur parcours médical.
Maintenant que nous avons posé le cadre général de la sclérose en plaques, intéressons-nous de plus près à la physiologie du système nerveux central, et en particulier au rôle clé de la gaine de myéline, dont la dégradation est au cœur des mécanismes de la maladie.
Physiologie de la myéline et mécanismes de la démyélinisation
La myéline est une gaine lipidique « isolante » formée par les oligodendrocytes dans le système nerveux central (SNC). Elle s’enroule en lamelles concentriques autour des axones, permettant une conduction rapide et économe en énergie de l’influx nerveux par propagation saltatoire (conduction d’un nœud de Ranvier à l’autre).
En cas de sclérose en plaques (SEP), une réponse auto‑immune détournée conduit à la destruction de cette gaine :
- Activation des lymphocytes T CD4+ et CD8+, qui traversent la barrière hémato‑encéphalique.
- Recrutement de macrophages/microglies, qui phagocytent la myéline et libèrent des cytokines et radicaux libres.
- Formation de plaques de démyélinisation, visibles en IRM comme des zones hyperintenses en T2.
- Dégénérescence axonale secondaire : avec le temps, l’axone lui‑même peut subir des lésions irréversibles, expliquant l’évolution progressive de la maladie.
Atteintes cliniques au‑delà des membres
Si la présentation motrice (faiblesse, spasticité) est fréquente et facilement repérable, la SEP peut toucher de nombreuses autres fonctions :
- Sensibilité : paresthésies, douleurs neuropathiques (brûlures, décharges électriques).
- Fonctions cognitives : troubles de l’attention, de la mémoire, ralentissement cognitif, qui surviennent chez près de 40 % des patients sur le long terme.
- Systèmes cérébelleux : troubles de l’équilibre, ataxie, dysarthrie.
- Contrôle sphinctérien : rétention urinaire, incontinence.
- Fatigue chronique : phénomène multifactoriel, souvent sous‑estimé, qui impacte fortement la qualité de vie.
Atteintes ophtalmologiques dans la SEP
Les voies visuelles sont particulièrement exposées aux plaques démyélinisantes, d’où l’intérêt de connaître ces manifestations pour mieux accompagner les consultants avec des techniques naturels en complément de la prise en charge médicale.
- Névrite optique
- Présentation clinique : douleur rétro‑oculaire (surtout à la mobilisation du globe), baisse rapide de l’acuité visuelle (souvent unilatérale) sur quelques jours.
- Signe à l’examen : déficit du champ visuel (scotome central), anomalie du réflexe photomoteur afférent (APD ou signe de Marcus‑Gunn).
- Évolution : récupération incomplète dans environ 30 % des cas, risque de séquelles visuelles et d’atteintes bilatérales à distance.
- Neuropathie optique chronique
- Lésions anciennes entraînant atrophie optique, observables en OCT (tomographie par cohérence optique) par amincissement de la couche des fibres nerveuses rétiniennes.
- Atteintes des voies oculomotrices
- Nystagmus optocinétique ou d’œil fixe : oscillations rythmiques incontrôlées, souvent horizontales, percevues par le patient comme glissement du paysage.
- Internuclear ophthalmoplegia (INO) : lésion du faisceau longitudinal médian provoquant un défaut de convergence et un strabisme d’adduction. Le patient peut se plaindre de diplopie.
- Examens complémentaires
- Potentiels évoqués visuels (PEV) : allongement de la latence du P100, sensible même pour des atteintes subcliniques.
- IRM orbitaire : mise en évidence d’un œdème et d’une prise de contraste de la portion rétro‑bulbaire du nerf optique.
S’informer, comprendre, accompagner : le rôle clé des associations de patients
Pour les professionnels du bien-être qui souhaitent proposer un accompagnement éclairé, respectueux et complémentaire aux personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP), il est essentiel de rester connectés à la réalité du terrain. Cela passe notamment par une veille active auprès des associations de patients, qui jouent un rôle central dans la sensibilisation, l’information, le soutien et la représentation des malades.
Pourquoi suivre les associations de patients ?
Les associations spécialisées dans la SEP offrent un regard précieux, à la fois humain et actualisé, sur la maladie. En tant que praticiens, naturopathes, sophrologues ou professionnels du bien-être, suivre leur travail permet de :
- Mieux comprendre le vécu quotidien des patients, au-delà de la fiche médicale : fatigue chronique, douleurs invisibles, angoisses, perte d’autonomie, adaptation sociale…
- Accéder à des ressources fiables : newsletters, dossiers thématiques, guides pratiques, webinaires et conférences.
- Identifier les besoins d’accompagnement spécifiques : soutien émotionnel, adaptation du rythme de vie, alimentation, gestion du stress, besoin de lien social…
- Éviter les dérives en restant dans une posture éthique et complémentaire au suivi médical.
Missions principales des associations comme l’AFSEP, l’UNISEP ou SEP’Avenir
Ces structures œuvrent sur plusieurs axes fondamentaux, dont les professionnels du bien-être peuvent s’inspirer ou s’associer dans une logique de réseau :
- Information et éducation thérapeutique
→ Publication de brochures, vidéos, podcasts et articles validés médicalement.
→ Organisation de conférences ou de webinaires ouverts aux proches et professionnels. - Soutien moral et entraide
→ Mise en place de groupes de parole, d’écoutes téléphoniques ou de forums en ligne.
→ Réseaux de patients référents pouvant témoigner de leur parcours. - Plaidoyer et défense des droits
→ Actions auprès des pouvoirs publics pour l’accès aux soins, aux aides sociales, à la reconnaissance du handicap.
→ Journées de sensibilisation nationales (comme le 30 mai) ou locales. - Lutte contre l’isolement social
→ Ateliers bien-être, activités physiques adaptées, événements conviviaux.
→ Initiatives en ligne (cafés visio, groupes d’entraide sur les réseaux sociaux).
Comment intégrer cette veille dans sa pratique ?
Voici quelques pistes concrètes :
- S’abonner aux newsletters des associations (AFSEP, UNISEP, SEP’Avenir) pour recevoir les actualités, projets et témoignages.
- Participer à leurs événements ouverts : conférences, webinaires ou forums. Cela permet aussi de rencontrer des professionnels du réseau médico-social.
- Proposer ses compétences lors d’ateliers de gestion du stress, d’alimentation ou de bien-être, en coordination avec les associations (selon leurs protocoles et en respect du cadre légal).
- Relayer leurs campagnes de sensibilisation dans votre propre communication : newsletters, réseaux sociaux, site web.
- S’inspirer de leurs publications pour enrichir votre accompagnement, en citant vos sources et en valorisant leur travail.
En s’appuyant sur ces relais associatifs engagés, les professionnels du bien-être peuvent non seulement adapter leurs pratiques, mais aussi s’inscrire dans une démarche responsable et complémentaire au suivi médical. Cela participe à une vision moderne de la santé, où chaque acteur apporte sa pierre à l’édifice dans le respect du patient et de son parcours.
Comprendre la sclérose en plaques et ses nombreuses facettes
La SEP est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central vous vous l’avez bien comprise, marquée par une démyélinisation progressive. Elle peut se présenter sous plusieurs formes : rémittente, progressive ou progressive avec poussées. Les symptômes sont variés : fatigue intense, troubles moteurs, sensitifs, cognitifs, douleurs neuropathiques, et aussi des atteintes visuelles comme la sclérose en plaques oculaire (ou névrite optique).
D’autres pathologies neurologiques comme les névrites ou les séquelles post-syndrome de Guillain-Barré entraînent elles aussi des douleurs chroniques et un lourd retentissement émotionnel et fonctionnel.
L’approche pluridisciplinaire : une nécessité pour les maladies chroniques
Les patients bénéficient souvent d’un suivi médical par des neurologues, kinés, ostéopathes, urologues, psychologues. Les naturopathes, en tant que professionnels du Bien être, viennent en complément, avec une prise en charge individualisée et orientée terrain. Ce travail collaboratif est essentiel pour optimiser le mieux-être global des personnes atteintes.
La naturopathie au service de la douleur, de la fatigue et de l’équilibre émotionnel
- Gestion du stress : Les études montrent une corrélation entre les pics de stress et les poussées de SEP. Les techniques de respiration, la relaxation, la méditation, les élixirs floraux (type Fleurs de Bach), les cristaux, participent à réguler le système nerveux.
- Mouvement adapté : Maintenir une activité physique douce est essentiel pour lutter contre la fatigue et entretenir la mobilité.
- Alimentation anti-inflammatoire : On préconise une alimentation hypotoxique, riche en antioxydants, en oméga-3, pauvre en produits ultra-transformés et sucres rapides.
- Micronutrition : Importance des vitamines D, B12, magnésium, du soutien du microbiote via les probiotiques et, si absence de contre-indication, de la glutamine. Attention aux antécédents personnels ou familiaux de cancer.
- Phytothérapie et mycothérapie : La crinière de lion montre des effets prometteurs pour le soutien neurologique. L’aromathérapie (huile essentielle de gaulthérie, lavande fine…) peut apaiser douleurs et tensions.
- Gemmothérapie et soutien émotionnel : Le figuier, le cassis, ou le noyer peuvent réguler le système neuro-immunitaire.
Dans une démarche de prise en charge globale, l’alimentation et la micronutrition jouent un rôle essentiel dans le soutien des personnes atteintes de sclérose en plaques. Voyons maintenant comment certaines approches nutritionnelles peuvent contribuer à moduler l’inflammation, renforcer les défenses naturelles et améliorer la qualité de vie au quotidien.
Alimentation anti-inflammatoire et adaptation nutritionnelle : un levier important dans l’accompagnement
De nombreuses personnes vivant avec la SEP choisissent de modifier leur alimentation dans une démarche de soutien global à leur santé. Cette évolution se fait souvent en lien avec des professionnels compétents (diététiciens, nutritionnistes, naturopathes), et s’inscrit dans une recherche de mieux-être, de réduction de l’inflammation et de limitation des poussées.
Pourquoi adapter son alimentation ?
La SEP étant une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central, l’alimentation peut devenir un outil précieux de modulation de l’inflammation systémique. Il ne s’agit pas de « guérir » par l’alimentation, mais d’optimiser les fonctions de l’organisme et de limiter les facteurs aggravants.
Certains patients observent ainsi une amélioration de leur confort global (digestion, énergie, douleurs, humeur) en adoptant une alimentation anti-inflammatoire, souvent qualifiée d’« hypotoxique ».
Les principes clés de cette approche nutritionnelle :
- Favoriser les aliments riches en antioxydants naturels (fruits rouges, légumes colorés, curcuma, thé vert), qui luttent contre le stress oxydatif, un facteur aggravant dans la démyélinisation.
- Apporter des oméga-3 (petits poissons gras, huile de lin, noix), aux vertus anti-inflammatoires et neuroprotectrices.
- Réduire les sucres rapides et produits ultra-transformés, qui favorisent les pics glycémiques, la perméabilité intestinale et l’inflammation.
- Privilégier les fibres et les aliments bruts, qui soutiennent le microbiote, impliqué dans les mécanismes immunitaires.
Gluten et produits laitiers : des évictions souvent bénéfiques
Certaines personnes atteintes de SEP choisissent, en lien avec un professionnel de santé ou du bien-être, de réduire voire d’exclure le gluten et/ou les produits laitiers de leur alimentation. Cette démarche s’appuie sur plusieurs observations :
- Le gluten, en particulier chez les personnes présentant une sensibilité non cœliaque ou une perméabilité intestinale accrue (“leaky gut”), pourrait stimuler une réponse immunitaire indésirable.
- Les protéines laitières (notamment la caséine) pourraient, chez certains individus, mimer des protéines du système nerveux, favorisant un phénomène de réaction croisée auto-immune.
- Ces évictions sont parfois testées en protocole d’exclusion contrôlé, puis réintroduites selon la tolérance individuelle, toujours dans une démarche encadrée et personnalisée.
Il est crucial de souligner que ces ajustements ne conviennent pas à tous, et qu’une éviction alimentaire doit toujours être évaluée, justifiée et suivie, pour éviter les carences et préserver l’équilibre nutritionnel global.
En tant que professionnels du bien-être, il est donc utile de se former aux conseils en rééquilibrage alimentaire anti-inflammatoire, de connaître les étapes pour faire évoluer son alimentation parfois suivis par les patients atteints de SEP, et de travailler en lien avec des nutritionnistes, médecins ou diététiciens référents pour une prise en charge cohérente et sécurisée.
Voici une proposition de paragraphe introductif suivi d’un développement détaillé sur les micronutriments essentiels dans l’accompagnement de la SEP, à destination des professionnels du bien-être :
Soutien par la micronutrition : une approche ciblée et individualisée
Après l’alimentation, la micronutrition représente un levier précieux pour accompagner les personnes atteintes de sclérose en plaques. Elle permet de soutenir l’équilibre immunitaire, nerveux et digestif à travers l’apport ciblé de vitamines, minéraux, acides aminés et probiotiques. Toutefois, cette approche nécessite des connaissances précises et actualisées : il est donc essentiel, pour les professionnels du bien-être, de se former spécifiquement à la micronutrition ou de collaborer avec des praticiens qualifiés pour garantir un accompagnement à la fois sécuritaire, efficace et personnalisé.
- Vitamine D : immunomodulation et protection neurocellulaire
La vitamine D joue un rôle central dans la régulation du système immunitaire. De nombreuses études ont montré un lien entre un déficit en vitamine D et une augmentation du risque de développer la SEP, ainsi qu’un lien potentiel avec l’activité inflammatoire chez les patients déjà diagnostiqués.
- Rôle : modulation de la réponse immunitaire, réduction de l’activité des lymphocytes pro-inflammatoires, soutien à la production de cytokines anti-inflammatoires.
- Sources : soleil (synthèse cutanée), poissons gras, œufs, huiles de foie de morue.
- Supplémentation : souvent nécessaire, mais à ajuster selon les besoins, avec surveillance médicale.
- Vitamines du groupe B, en particulier la B12 : soutien neurocellulaire
Les vitamines B sont impliquées dans le métabolisme énergétique, la synthèse des neurotransmetteurs et la protection des cellules nerveuses. La vitamine B12, en particulier, est cruciale pour la myélinisation des fibres nerveuses.
- Carence fréquente chez les personnes souffrant de troubles digestifs ou suivant un régime végétalien.
- Effets d’un déficit : fatigue, troubles cognitifs, paresthésies pouvant mimer ou aggraver les symptômes de la SEP.
- Conseil : vérifier le statut en B12 et en acide folique, notamment en cas de symptômes flous avec l’équipe médicale.
- Magnésium : détente neuromusculaire et régulation du stress
Le magnésium est souvent déficient dans la population générale, et d’autant plus chez les personnes atteintes de maladies chroniques. Il agit comme un régulateur du système nerveux, en participant à la synthèse de la sérotonine et à la relaxation musculaire.
- Bénéfices : réduction des crampes, de la spasticité, amélioration du sommeil et de la gestion du stress.
- Sources : oléagineux, légumineuses, céréales complètes, eaux riches en magnésium.
- Formes bien tolérées : citrate, bisglycinate, malate de magnésium.
- Soutien du microbiote : rôle central dans l’immunité
Le microbiote intestinal influence fortement la perméabilité de la barrière intestinale et les réponses immunitaires. Chez les personnes atteintes de SEP, un déséquilibre du microbiote (dysbiose) est fréquemment observé.
- Approche : cure de probiotiques spécifiques pour restaurer l’équilibre.
- Prébiotiques (fibres alimentaires) pour nourrir les bonnes bactéries.
- Compléments à base de glutamine peuvent être utilisés pour renforcer la paroi intestinale, si absence d’antécédents personnels ou familiaux de cancer.
Précautions et individualisation
- Tout conseil en micronutrition doit être adapté au terrain, aux traitements en cours, aux antécédents personnels et familiaux.
- La sur-supplémentation ou les compléments mal choisis peuvent avoir des effets délétères (ex. : vitamine D liposoluble en excès, interactions avec immunomodulateurs).
- D’où l’importance pour les professionnels du bien-être d’être formés et de travailler en coordination avec des médecins, diététiciens ou pharmaciens spécialisés.
Cas pratiques : des exemples d’accompagnement réussi
- Une femme de 32 ans atteinte de SEP rémittente, suivie pour une fatigue chronique et douleurs : travail sur l’alimentation, la respiration et le terrain avec la gemmothérapie. Amélioration notable de l’énergie et de l’humeur en 3 mois.
🎯 Objectif global de l’accompagnement
- Réduire l’inflammation de bas grade
- Soutenir la vitalité (fatigue chronique)
- Améliorer la récupération nerveuse et musculaire
- Soutenir l’humeur et la gestion du stress
- Travailler sur le terrain général (axe intestin-immunité-nervosité)
- Alimentation anti-inflammatoire adaptée
Conseils de base personnalisés (à ajuster selon bilan de vitalité et habitudes) :
- Sans gluten et sans produits laitiers si tolérance suspecte ou perméabilité intestinale avérée → phase test de 3 à 6 semaines avec réintroduction encadrée.
- Augmentation des apports en oméga-3 : poissons gras (sardines, maquereaux), huile de lin ou cameline première pression à froid.
- Éviction des produits ultra-transformés, sucres rapides, sodas, et cuisson à haute température (favorisent l’inflammation).
- Enrichissement en antioxydants : fruits rouges, légumes verts foncés, curcuma/poivre noir, thé vert.
- Hydratation renforcée : 1,5 à 2 L/jour, infusion de plantes drainantes ou reminéralisantes si besoin.
- Respiration et relaxation : régulation du système nerveux autonome
Objectif : réduction du stress oxydatif, de l’hypervigilance nerveuse et soutien du sommeil.
- Exercices de cohérence cardiaque (3 x 5 minutes/jour) pour équilibrer le système nerveux sympathique/paraysympathique.
- Respiration profonde en pleine conscience : méthode de type 4-7-8 ou abdominale (2 fois/jour).
- Sophrologie ou visualisation positive en soutien émotionnel, surtout lors des périodes de poussée ou de fatigue extrême.
- Gemmothérapie : soutien du terrain
En phytothérapie, les bourgeons offrent une action douce mais profonde sur les fonctions organiques.
Voici une proposition de synergie (à valider selon le terrain et les traitements en cours) :
- Cassis : anti-inflammatoire, adaptogène, soutien des surrénales – 10 à 15 gouttes le matin.
- Airelle rouge : revitalisant neuro-hormonal, soutien en cas de fatigue chronique – 10 gouttes le midi.
- Tilleul : apaisant du système nerveux, soutien du sommeil et du relâchement – 10 gouttes le soir.
→ En cure de 3 semaines / pause 1 semaine – à réévaluer tous les 2 mois.
- Soutien micronutritionnel possible (à co-construire avec le médecin ou pharmacien)
- Vitamine D3 : dosage sanguin préalable par le médecin + supplémentation adaptée.
- Magnésium bisglycinate : 300 mg/jour en cure de 1 mois → utile pour douleurs musculaires, stress, fatigue.
- Probiotiques spécifiques : pour soutenir l’axe intestin-immunité (après évaluation du terrain digestif).
- Séances de réflexologie selon la tradition chinoise
Pour compléter l’accompagnement naturopathique et soutenir l’équilibre énergétique global, voici un protocole en réflexologie chinoise sur trois séances que le Naturopathe a proposé, en lien avec son psychologique et son médecin :
Séance 1 – Réflexologie plantaire : cycle d’engendrement de l’Eau
- Objectif : soutenir l’élément Eau, lié au Rein, fondement de la vitalité et de la réserve d’énergie.
- Technique : digitopuncture sur les zones réflexes du Rein (zone plantaire interne, talon) et sur les points associés (R3, R6).
- Effets recherchés : renforcement de la fonction rénale au sens énergétique (équilibre hydrique, élimination des toxines, réserve d’énergie yin).
- Appropriation par la cliente : démonstration et remise d’un petit guide illustré pour qu’elle puisse entretenir ces stimulations en auto‑massage léger à la maison (quelques minutes par jour).
Séance 2 – Réflexologie palmaire : cycle nourricier du Feu
- Objectif : dynamiser l’élément Feu, en lien avec le Cœur et la circulation de l’Esprit (Shen), pour soutenir l’humeur et la vitalité.
- Technique : travail réflexe sur la « loge » du Feu (zone centrale de la paume), et stimulation des méridiens Maitre‑Cœur (MC) et Triple Réchauffeur (TR) par des pressions / cercles doux sur les points clés (MC7, MC9, TR5, TR10).
- Effets recherchés : apaisement des palpitations d’origine émotionnelle, amélioration de la qualité du sommeil, régulation de la circulation de l’énergie dans la sphère thoracique.
- Auto‑stimulation : enseignement de gestes simples sur MC7, effleurages circulaires sur TR5 à reproduire 2 à 3 fois par jour, particulièrement lors des accès d’anxiété ou d’irritabilité.
Séance 3 – Réflexologie faciale : points Shu Vessie et Poumon
- Objectif : accompagner l’exploration émotionnelle (tristesse, deuil de la vie avant la maladie) et renforcer la respiration énergétique.
- Technique : stimulation douce des points Shu anciens de la Vessie sur le pourtour orbitaire (VB1, VJ10) et du Poumon en zone médio‑faciale (entre le nez et la lèvre supérieure – P7, P10).
- Effets recherchés : libération des émotions stagnantes, apaisement de la tristesse, renforcement du souffle vital (Qi du Poumon).
- Lien psychologique : ces points sont choisis en complément du travail en psychothérapie sur l’acceptation de la maladie, pour permettre à la consultante de « respirer » émotionnellement et de se projeter positivement dans sa vie avec la SEP.
- Résultat observé après 3 mois
- Amélioration de l’énergie générale, baisse des pics de fatigue journaliers.
- Douleurs musculaires moins intenses, sommeil plus récupérateur.
- Humeur plus stable, sentiment de reprise de contrôle sur la maladie.
- La consultante manifeste une meilleure acceptation de la maladie et se projette sereinement dans sa vie future, en intégrant la SEP comme un aspect de son parcours plutôt qu’un combat permanent.
- Elle décide de poursuivre un suivi régulier avec la naturopathe réflexologue, en séances espacées tous les 6 semaines, pour maintenir cet équilibre et accompagner son bien-être global.
Vous connaissez peut-être notre directrice, Alexandra ATTALAUZITI https://alexandra-attalauziti.fr/ , qui est habituellement très pudique sur sa vie privée.
Elle a décidé de partager avec vous son témoignage personnel, qui peut offrir un réel espoir à certaines personnes souffrant de maladies neurologiques.
Nous lui avions déconseillé d’avoir des enfants, compte tenu de son parcours de santé, mais avec son mari, elle a eu cinq enfants. Alexandra a toujours été une grande sportive avant la maladie, très investie dans le sport de combat, mais aujourd’hui elle ne peut plus se défouler autant sur un tatami. Elle canalise désormais son énergie et sa passion à travers ses nombreuses missions syndicales et professionnelles.
Son témoignage est un exemple d’engagement et de résilience, qui a déjà inspiré de nombreux apprenants chez ADNR FORMATIONS. Nous espérons qu’il vous inspirera à votre tour.
Témoignage personnel : Alexandra ATTALAUZITI, un parcours engagé
« Depuis mes 19 ans, je vis avec les séquelles d’une névrite post-syndrome de Guillain-Barré. Grâce à ma tante, médecin intégrative, j’ai pu bénéficier d’une prise en charge holistique impliquant de nombreux professionnels de santé, en complément de mon suivi neurologique. Mon neurologue lui-même reste chaque année étonné de constater que ma pathologie est restée relativement stable.
Cette expérience m’a profondément sensibilisée aux douleurs chroniques, à la fatigue persistante, ainsi qu’aux fluctuations émotionnelles liées à la maladie. La naturopathie, les techniques complémentaires et surtout le travail sur l’acceptation de soi m’ont permis de garder le cap, de vivre pleinement malgré les défis.
J’ai fait de cet engagement une véritable mission : former des professionnels compétents, rigoureux et bienveillants, capables d’accompagner au mieux les malades chroniques.
Je dis souvent qu’il faut profiter de la vie sans regret, oser faire des choses que certains, parfois très proches, jugent peu raisonnables.
Oui, nous ne sommes pas obligés de passer notre vie à attendre les opportunités : nous pouvons aussi les créer. »
Conclusion : accompagner durablement, se former avec sens
Les maladies chroniques comme la sclérose en plaques nécessitent un accompagnement sur le long terme, personnalisé et pluridisciplinaire. Bonne nouvelle : de plus en plus de mutuelles proposent des forfaits “bien-être” incluant les pratiques de santé naturelle comme la naturopathie, la réflexologie ou la sophrologie.
Nous invitons les professionnels de bien être à se former à l’accompagnement des douleurs chroniques, afin de mieux soutenir ce public exigeant mais extraordinairement résilient.
Formez-vous à la gestion de la douleur avec ADNR Formation et faites partie de ceux qui font la différence au quotidien.
https://masterclass.formations-naturopathe.eu/produit/specialisation-dans-laccompagnement-naturopathique-de-la-gestion-de-la-douleur-chronique/ https://masterclass.formations-naturopathe.eu/produit/specialisation-dans-laccompagnement-naturopathique-de-la-gestion-de-la-douleur-chronique/
